Betty de Rothschild : 2 Portraits à Découvrir

“Vue de mon mur, la comédie humaine est d’une saveur inédite”.
Le portrait de Betty de Rothschild, peint par Ingres, parle. Et Le portrait de Pierre Assouline raconte l’histoire “des Rothschild“. Découvrez plus d’un siècle et demi “des fastes et des tourments” de cette famille.

Portrait de Betty de Rothschild peint par Ingres

Portrait de Betty de Rothschild peint par Ingres, 1848
Portrait de Betty de Rothschild, Ingres, 1848

La chair des étoffes appelait le toucher et le grain de la peau, la caresse.

Commandé en 1841, commencé en 1844, Ingres achève le portrait en 1848.

Le musée Ingres à Montauban expose l’étude de la robe pour Le Portrait de la baronne Betty de Rothschild. La technique utilisée est la pierre noire et craie blanche sur papier. Découvrir la genèse d’une oeuvre est un plaisir !

Et si le tableau pouvait parler !

Le Portrait de Pierre Assouline

Couverture du livre de Pierre Assouline, Le Portrait de Betty de Rothschild
Folio

Cette femme qui me représente et moi, nous ne faisons qu’une désormais, vivante à jamais, tant que les miens prendront soin de nous et qu’ils sauront nous soustraire aux barbares. Par un paradoxe dû à cette situation particulière, je suis tout à la fois hors du monde et au centre de la vie de famille.

Je suis le portrait.

Pierre Assouline, biographe, raconte l’histoire d’une famille : la famille de Rothschild. Il a choisi de le faire en faisant parler le portrait de la baronne James de Rothschild, Betty de Rothschild. Le portrait nous dit tout ce qu’il voit, tout ce qu’il entend, nous révèle des secrets, nous fait voyager au fil des lieux où il est accroché, emporté et même séquestré.

Il est curieux que les écrivains n’aient pas plus souvent imaginé de faire parler un tableau de maître quand on songe à tout ce qu’on peut entendre dans une vie de tableau de maître.

On sait que seule la littérature dit la vérité.

La transmigration d’une âme dans une oeuvre d’art ne devrait plus étonner, et, si elle étonne encore, c’est que l’époque manque tragiquement d’imagination. Le romancier n’a-t-il pas tous les droits et le roman n’est-il pas le lieu de l’absolue liberté de l’esprit ? Seuls les mécaniciens de la littérature y verront un procédé. Les autres, collant l’oreille à mon portrait, sentiront peut-être mon coeur battre.

Avez-vous imaginé ce que pourrait dire votre portrait ?

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