Agir pour L’Humanité en péril avec Fred VARGAS

L’Humanité en péril de Fred Vargas n’est pas un roman policier. Non, pas cette fois-ci ! C’est un ouvrage qui lance un cri d’alarme : le monde vivant est en danger. Et il est primordial, maintenant, de savoir, de comprendre pour agir pour l’Humanité en péril. Fred Vargas a fait une recherche documentaire approfondie pour nous aider. Vous allez être surpris, effaré, consterné ! Virons de bord, toute ! Suivez le guide.

chronique de la semaine 10 du défi Lecture-Écriture : L'Humanité en péril de Fred Vargas

Savoir que L’Humanité est en péril

Eux et Nous

Nous vivons sur une planète, la Terre, dont les ressources non renouvelables s’épuisent, ce qui met l’humanité en péril. L’humanité, c’est qui ? C’est nous, les humains, les Hommes, vous, moi, vos enfants, vos parents, les miens, nos amis…

Pourquoi ? Comment sommes-nous en danger ? Je vais y revenir mais, avant de poursuivre, je vous fais part de la “séparation absolue” qu’opère Fred Vargas :

  • d’un côté, Eux, (Ils) c’est-à-dire nos gouvernants (impuissants) et les lobbies (puissants) ;
  • de l’autre, Nous, oui, Nous, Les Gens, c’est-à-dire une “sorte de masse anonyme”.

Depuis 40 ans, et bien que conscients des enjeux, Ils nous dissimulent ce que nous aurions dû savoir, si bien que Nous avons continué d’avancer à l’aveugle, inconscients et crédules.

Eux recherchent toujours plus d’Argent, de Croissance. Ils ne nous informent pas voir, nous désinforment pour que Nous, Les Gens continuions à acheter, toujours plus, tout et n’importe comment, pressés par la Publicité, envahissante, continue !

Bien sûr, Nous, Les Gens, nous pourrions nous informer mais nous n’avons souvent ni le temps, ni peut-être même les capacités pour étudier tous les documents existants. Fred Vargas, auteure de romans policiers (qu’elle écrit pendant ses vacances), est également docteur en archéozoologie et a exercé comme chercheur au CNRS. C’est vous dire qu’elle sait ce que signifie fouiller, chercher. Et elle a fait un travail colossal pour nous. Elle a compulsé plus de 400 sources documentaires, toutes citées à la fin du livre. Je vous le dis au cas où cela vous tenterait !

L’exemple du réchauffement climatique

Nous savons tous que la température moyenne augmente et parfois nous ironisons sur le sujet : super, disons-nous, Dunkerque va devenir une deuxième Côte d’Azur ! Oui mais…

La température moyenne mondiale a déjà augmenté de 1 °C par rapport à l’ère préindustrielle et continue de croître. Si rien n’est fait, “les températures sur Terre devraient augmenter en moyenne de 4 à 5 °C” dans le siècle (alerte du journal Proceedings of the National Academy of Sciences).

Savez-vous qu’un réchauffement de + 4 °C (en moyenne) correspond à + 10 °C sur les continents ?

Savez-vous que “jusqu’à 75 % des habitants de la planète pourraient être victimes de vagues de chaleur meurtrières” (souvenez-vous de la canicule meurtrière de 2003 avec 70 000 morts en Europe dont 20 000 en France), “à l’horizon 2100, où nous pourrions atteindre + 3,7 °C (GIEC) à 4,8 °C par rapport à la période 1986-2005” ? (GIEC, Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat). Le dernier rapport du GIEC, d’octobre 2018, indique qu’il ne s’agit plus d’accepter une augmentation de 2 °C d’ici à 2100, mais de se limiter à 1,5 °C. “Au-delà d’une hausse de 1,5 °C, la planète tout entière changera de visage (…). Or au vu du rythme actuel, la hausse de 1,5 °C pourrait être atteinte entre 2030 et 2052”.

Savez-vous que, depuis plus de 40 ans, les gouvernants “laissent cette course mortifère sans frein” ? “De COP en COP, de Sommet en Sommet, de Conférences en Conférences” : rien, aucune avancée. De l’inertie, de l’inertie toujours et encore ! (COP, Conference Of the Parties).

Savez-vous que la dernière COP, la COP24 a encore échoué ?

Ne croyez pas que j’en savais plus que vous. J’ai cherché, bossé, et au bout du compte est arrivé ce qui devait arriver : j’ai su. Et ce que j’ai su, il me faut vous le dire, car c’est ensemble que nous pourrons affaiblir le choc”

Comprendre les dangers

Inventaire non exhaustif des calamités

Avec l’aide de Fred Vargas, je vous transmets une liste non exhaustive des dégâts que subit notre planète, la Terre.

L'Humanité en péril de Fred Vargas
Photo de J. Cameron sur Unsplash

Accrochez vos ceintures !

  • la déforestation ;
  • l’utilisation des pesticides, des engrais phosphatés ;
  • la salinisation, l’appauvrissement des sols ;
  • l’acidification des océans ;
  • la pollution des océans par l’invasion des plastiques, par le mercure ;
  • l’augmentation de la température (nous en avons déjà parlé !) ;
  • l’émission de gaz à effet de serre ;
  • l’augmentation du taux de CO2 ;
  • l’utilisation de gaz fluorés ;
  • la gestion non durable de l’irrigation et du drainage ;
  • la surpêche ;
  • l’intensification et l’industrialisation de l’agriculture, de l’élevage ;
  • la désertification et le manque d’eau ;

Vous êtes déprimés ? hébétés ?

nous interroge Fred Vargas. Et d’ajouter :

Moi aussi.

Périls inattendus : le riz et les biocarburants

Le riz

Je ne m’attendais pas à découvrir que le riz est, je cite l’auteure, cause d’un autre grave ennui : il absorbe l’arsenic. Lisez plutôt ce que relate Fred Vargas :

Depuis 30 ans, on a installés des puits artésiens peu profonds pour l’irriguer, qui captent l’eau de nappes contaminées ; il y en a donc dans le riz même. Au Bangladesh, 1 million de kilos d’arsenic s’ajoute chaque année aux sols cultivés du pays ! Tournons-nous aussitôt vers une action possible : repiquer des pousses de riz sur des lits surélevés, à une quinzaine de centimètres au-dessus du sol. L’idéal serait bien sûr de réduire l’étendue des rizières, mais le riz est l’aliment de base de la moitié des habitants de la planète. Alors comment faire ? Au moins, dans les pays qui n’en dépendent pas, le mieux paraît d’en limiter au mieux notre consommation. Et avec ces rizières, voilà qu’arrive ce fameux gaz méthane (CH3) (…), et son pouvoir 25 fois plus réchauffant que celui du CO2 !

Auriez-vous pu imaginer cela au sujet du riz ? Non ? Moi non plus !

Les biocarburants

Les biocarburants : autre source de stupéfaction pour Nous, Les Gens !

La culture du soja et des palmiers (dont on extrait l’huile de palme), à destination des pays consommateurs, est une autre cause majeure de la déforestation de l’Amazonie, “poumon vert de l’humanité”. Nous, Les Gens avons déjà permis, note Fred Vargas, de réduire l’usage de l’huile de palme alimentaire de 25 % entre 2010 et 2018 et les éleveurs la consommation de soja (soja importé à 97 %) mais…

Vérifions la présence de l’huile de palme sur la liste des produits que nous achetons car elle se glisse partout, depuis le diesel jusqu’aux cosmétiques et aux biscuits. Sachons que dans le même temps, la consommation totale de cette huile a augmenté de 325 % en raison de sa présence dans les carburants, que l’on croit “propres” à tort ! L’usage des agrocarburants est encouragé par une directive européenne, et l’huile de palme est le premier biocarburant utilisé. “Encouragé” ! Carrément. Vous vous rendez compte ? En croyant rouler plus “propre”, nous participons activement à la dévastation de la forêt primaire dont nous avons tant besoin ! Je crois qu’après avoir lu ces lignes, vous aurez plus de mal à emplir sans arrière-pensée votre réservoir avec ce biocarburant…

Le problème est identique avec le colza et le soja. “L’huile de palme a un impact climatique négatif 3 fois plus important que le gazole fossile”, rappelle la responsable des biocarburants à l’ONG Transport et Environnement. “Un litre de biodiesel issu du colza représente 1,2 fois plus d’émissions que le litre de diesel ; celui du soja, 2 fois plus d’émissions, et celui de l’huile de palme, 3 fois plus”.

J’ignorais totalement l’impact de ces biocarburants. Et vous ? Avez-vous été informés ? Non ? Conclusion : oublions les biocarburants !

Si tous autant que nous sommes, Nous, Les Gens, cessons de les consommer, alors ces problèmes très graves de déforestation, de hausse des émissions de CO2 et de perte de cultures vivrières pour les habitants diminueront de fait. Aussi simple que cela (…). Quand je vous disais qu’on pouvait faire beaucoup, une fois que l’on sait, et le faire avant Eux.

Agir ensemble pour L’Humanité en péril

Un changement indispensable

La lecture de cet ouvrage nous fait ressentir la révolte de Fred Vargas contre Eux et l’espoir placé en Nous, Les Gens. Elle répète inlassablement que Nous, “nous devons faire tout notre possible pour enrayer les calamités à venir et on va le faire, tenez le cap avec moi”. Maintenant que nous avons pris conscience des enjeux pour notre survie sur cette planète Terre, nous devons modifier “nos mentalités, nos comportements et nos modes de vie”. C’est indispensable. Fred Vargas ne cherche pas à nous faire la morale, ni moi d’ailleurs !

Décisions à prendre et à appliquer par nos gouvernants

Ce que nos gouvernants ont à faire :

  • interdire l’élevage industriel en confinement au profit de l’élevage en pâturage ;
  • encourager puissamment l’élevage et l’agriculture biologiques ;
  • légiférer sur l’utilisation en excès des engrais agricoles, phosphate, phosphore, engrais azotés ;
  • légiférer sur les grands polluants : pesticides, fongicides, herbicides ;
  • soutenir les entreprises qui investissent dans la dépollution ;
  • retirer et interdire les additifs nitrés ;

J’arrête ici la liste des actions décisives à entreprendre sinon je vais recopier le livre de Fred Vargas…vous les retrouverez toutes de la page 206 à la page 214.

Actions réalisables par Nous, Les Gens

Nous aussi, comme je n’ai eu de cesse de le répéter, nous avons beaucoup à faire et sommes capables de peser lourdement sur l’indispensable changement à venir.

Je vous propose de retenir, d’envisager 3 modifications de nos habitudes alimentaires. Nous, Les Gens pouvons les adopter (certes avec quelques efforts). Ces actions sont bénéfiques pour la planète, pour notre santé et surtout “constituent des leviers magistraux capables de faire plier l’actuelle industrie alimentaire” !

  • action 1 : arrêter de boire du Coca-Cola. Ne me regardez pas avec ces yeux ronds ! La fabrication de cette boisson consomme des quantités astronomiques d’eau : 2,5 à 6 litres (selon les sources) d’eau sont nécessaires pour fabriquer 1 litre de Coca-Cola. Sachant que la consommation annuelle de Coca-Cola est de 350 milliards de litres ( tous continents confondus), et qu’il faut, disons 2,5 litres d’eau potables pour fabriquer 1 litre de Coca-Cola, combien de litres d’eau sont prélevés alors que la pénurie d’eau menace l’Humanité ? Vous avez fait le calcul ? Vous voulez la réponse ? Oui ? La réponse est 770 milliards de litres d’eau par an ! Sidérant. De plus l’emballage est en plastique. Fred Vargas nous signale que “la firme, en 2008, s’était engagée à incorporer 25 % de plastique recyclé dans ses bouteilles dès 2015”. Nous sommes en 2019 : le taux atteint est de…roulements de tambour : 7 % ! Et je ne parle pas des conséquences néfastes du Coca-Cola sur la santé : surpoids, obésité et diabète ;
  • action 2 : arrêter de manger de la charcuterie “nitritée” et réduire au maximum sa consommation de viande. Non, je ne veux pas vous priver définitivement d’un bon steak ! Mais sachez que la production industrielle d’1 kilo de boeuf absorbe 13 500 litres d’eau sans compter que l’élevage-agriculture”, tel qu’il est pratiqué aujourd’hui est la première cause du réchauffement”. Et connaissez-vous les conséquences de la consommation excessive de viande et de charcuterie sur notre santé ? “Le Fonds de recherche mondial sur le cancer a présenté en 2010 – et nous ne l’avons pas su ! Ils ne nous l’ont pas dit ! – un examen détaillé de 7 000 études cliniques portant sur les liens entre alimentation et cancer. Il en ressort que les viandes transformées sont dangereuses et sont fortement liées à une augmentation du risque de cancer colorectal”. Qu’entend-on par “viandes transformées” ? Ce sont les charcuteries et les viandes présentes dans tous les plats préparés. Un conseil de l’auteure : “désertez les rayons viande et charcuterie des grandes surfaces”. Ces produits renferment des dérivés nitrés qui en se combinant avec les protéines de la viande donnent des nitrosamines hautement cancérigènes ! L’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation) préconise de ne pas dépasser une consommation de 25 grammes de charcuterie par jour et de 500 grammes de viande (hors volailles) par semaine. Vous voyez, vous pourrez encore savourer votre steak-frites du samedi midi ! Pourquoi samedi midi me direz-vous ? Parce que c’était une tradition familiale de mon enfance !
  • action 3 : arrêter les céréales du petit-déjeuner. Oui, j’attaque maintenant votre bol de céréales du petit-déjeuner ! Oui, je sais, c’est affreux mais peut-être me direz-vous merci, enfin pas à moi, mais à Fred Vargas qui a fait tout le travail de recherche quand vous saurez ceci : “l’association Générations Futures a fait analyser une trentaine d’échantillons de céréales pour petit-déjeuner, de légumineuses et de pâtes. Plus de la moitié contiennent du glyphosate, le pesticide phare du géant Bayer-Monsanto, classé comme probablement cancérigène par le CIRC (Cente International de Recherche contre le Cancer), et 7 céréales de petit-déjeuner sur 8 en contiennent aussi. La proportion est plus faible pour les pâtes”

Fred Vargas nous informe également sur le vin, les fruits “aux pesticides”, le sucre, le chocolat, le café, le soja, le miel, le problème de l’eau…

Ma contribution

Je l’avoue, le livre de Fred Vargas m’a sidérée. Je suis consternée par ce qu’elle relate. Je me suis donc demandée ce que je faisais et ce que je pouvais faire de plus à mon échelle :

  • j’évite au maximum les produits alimentaires industriels. Je n’achète plus de viande, charcuterie, céréales, viennoiseries en grande surface ;
  • j’ai diminué ma consommation de viande ;
  • j’évite au maximum les emballages en plastique ;
  • j’achète des fruits et légumes bio de saison ;
  • je n’utilise plus de désherbants dans mon jardin ;
  • j’ai banni tous les produits ménagers industriels pour le savon noir, le vinaigre blanc et le savon de Marseille ;
  • j’ai renoncé à ma voiture et j’utilise mes jambes aussi souvent que possible …

Et le Coca-Cola ? Je vous entends d’ici me poser la question…Non, je ne bois pas et je n’achète pas de Coca-Cola !

Il s’agit de quelques exemples mais si Nous, Les Gens les appliquons tous ENSEMBLE, nous aurons un impact certain sur l’action, les décisions de nos gouvernants, des lobbies. Et avec Fred Vargas :

Virons de bord, toute !

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Et vous, que faites-vous ? Dites-le moi dans les commentaires ci-dessous.

Après avoir pris connaissance de toutes ces informations, vous voudrez vous changer les idées et lire une autre chronique du défi Lecture-Écriture, à découvrir ici ou lire un roman policier de Fred Vargas !

Une dernière chose avant de nous quitter : partager, partager cette chronique au plus grand nombre pour que Nous, Les Gens sachions, comprenions et agissions pour L’Humanité en péril !

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