12 Semaines Pour Trouver Son Ikigai : Caroline De Surany

Trouver son ikigai ? Oui mais… c’est quoi l’ikigai ? Où le trouver ? Comment le trouver ? Caroline De Surany dans son livre Mon programme ikigai nous a concocté 12 chapitres, 12 semaines pour mieux se connaître et trouver sa voie. Vous êtes prêt à découvrir votre ikigai ?

Ikigai : définition

Le mot ikigai se compose de iki, vie et de gai, qui vaut la peine et signifie littéralement “la joie d’être toujours occupé”.
D’après les japonais, nous possédons tous un ikigai, une raison d’exister, qui nous pousse à nous lever chaque matin et à prendre notre vie en main.

Alors, qui, parmi vous, a trouvé son ikigai ?

Chat se demandant : où est mon ikigai
Photo Flichr

Si vous n’avez pas encore découvert votre ikigai, pas de panique ! Je vous propose de suivre Caroline De Surany : Mon programme ikigai qui se déroule sur 12 semaines. Bien entendu, je ne vais pas vous relater en détail tout le programme de l’auteure mais, pour chaque semaine, j’ai choisi un ou deux éléments qui m’ont particulièrement interpellée, intéressée ou amusée. Dans le livre, chaque exercice est véritablement bien détaillé, chaque étape est clairement expliquée et un point est ajouté pour faciliter la compréhension.

Couverture du livre de Caroline De Surani, Mon programme ikigai. 12 semaines pour mieux se connaître et trouver sa voie.
Poche Marabout

Semaine 1 : première étape pour trouver son ikigai

L’objectif de la première semaine est de nous reconnecter à nous-même. Comment ?

L’auteure prend l’exemple de la vaisselle. Qui a envie de faire la vaisselle ? Personne. Et pourtant, si je vous demande pourquoi vous faites la vaisselle, vous me répondrez peut-être :

Je fais la vaisselle parce que j’ai envie de manger chez moi, j’ai envie que ma cuisine soit propre, j’ai envie de manger dans de jolies assiettes que j’ai choisies, qui me plaisent, que je n’ai pas envie de jeter après.

Vous avez donné du sens au fait de faire la vaisselle.
C’est valable pour tout, absolument tout : avoir envie de faire les choses, prendre du plaisir à faire les choses.

Mêler la joie de vivre au fait de donner du sens à ce qu’on fait.
Même pour des toutes petites choses.

Caroline De Surany souhaite nous accompagner de manière plus large à donner un sens joyeux à notre vie.

Semaine 2 : “moins et mieux”

L’idée, cette semaine, est d’alléger sa maison et son esprit en nous inspirant du minimalisme japonais.
Caroline De Surany nous suggère, entre autres, deux livres inspirants :

  • L’art de la simplicité de Dominique Loreau : je vous le conseille vivement, ce livre a changé ma vie !
  • Zéro déchet de Béa Johnson : vous aimerez relire la Chronique 26 sur ce livre bourré d’astuces pour alléger sa vie.

Semaine 3 : les croyances bloquantes

Un point est très important à traiter : les croyances bloquantes. L’auteure nous aide à identifier et à nous débarrasser des idées reçues, des croyances limitantes et des projections d’autrui sur nous, qui nous empêchent d’avancer, avec différents exercices ou défis à réaliser.
Rien de mieux que la pratique pour faire un pas de plus vers notre ikigai !

Semaine 4 : bas les masques !

Photo Flickr

La semaine 4 va nous permettre de parvenir à quelque chose qui n’a pas de prix : nous sentir enfin nous-mêmes.

Caroline De Surany nous pose une question : pourquoi faites-vous cela ?

  • Pour faire plaisir aux autres ?
  • Parce que nous pensons devoir le faire ?
  • Parce que nous estimons ne pas avoir le choix ?
  • Parce que nous voulons plaire ?
  • Parce que nous voulons être parfaits ?
  • Parce que nous ne voulons pas montrer nos faiblesses ?
  • Parce que nous voulons être acceptés ?

STOP à l’oubli de soi ! Le conseil de l’auteure :

Interrogez-vous sur le sens de votre action quand vous faites quelque chose.

Semaine 5 : qui suis-je ?

Au cours des 4 semaines précédentes, nous avons fait le ménage.
Cette semaine, nous allons mener l’enquête : une véritable enquête sur nous-mêmes. Cette étape est essentielle.
Nous devons en effet connaître :

  • nos priorités ;
  • nos ambitions ;
  • nos envies ;
  • nos priorités ;
  • nos valeurs ;
  • nos idéaux pour trouver les fondations de notre ikigai.
Photo Unsplash

Caroline De Surany propose, à l’aide de jeux, de défis, d’explorer :

  • nos peurs ;
  • nos hontes ;
  • nos doutes ;
  • nos motifs de révolte et d’enthousiasme ;
  • nos rêves d’enfant ;

qui en disent long sur ce que nous sommes.

Semaine 6 : les autres et moi

L’auteure nous invite pendant cette sixième semaine à

nous pencher sur les raisons pour lesquelles les gens qui nous agacent nous sont si insupportables. Les gens qui nous attirent ou nous révulsent ont beaucoup à nous apprendre sur nous-mêmes.

Prenons l’exemple de la jalousie : depuis que nous sommes enfants, les adultes nous apprennent que la jalousie est un vilain défaut.
Mais savez-vous que la jalousie peut nous apporter “des indices sur ce qui nous manque le plus. C’est un vrai révélateur” ?

Creusons la question avec cet exercice :

  • notez les noms de 3 personnes que vous jalousez ;
  • listez, pour chacune d’entre elles, les qualités que vous leur enviez ;
  • indiquez également une ou deux de leurs réalisations, succès que vous aimeriez avoir.

En essayant de comprendre, de faire des recoupements, d’analyser ces résultats, de nouvelles perspectives devraient s’ouvrir à nous.
Nous avançons vers notre ikigai !

Semaine 7 : “semaine nostalgie”

retroviseur
Photo Pixabay

Caroline De Surany nous confie que suite à un échec cuisant : elle a été recalée au concours de la prestigieuse école supérieure de l’art de Nice, elle se retrouve au bord du gouffre . Que faire de sa vie ? Finalement après avoir vendu des centaines de hamburgers, elle est embauchée comme animatrice radio… la révélation !

La variété des sujets, le plaisir des mots me font comprendre très vite que, ma vie, c’est d’écrire. Que l’écriture sera désormais au centre de tout ce que je ferai. Si j’avais été acceptée aux Beaux-Arts de Nice, je n’aurais peut-être jamais découvert que je pouvais écrire.

ma vie, c’est d’écrire. Que l’écriture sera désormais au centre de tout ce que je ferai.” Est-ce que cette phrase ne vous rappelle pas quelqu’un ? OUI. Vous avez vu juste, vous commencez à me connaître !

Que révèle ce témoignage de l’auteure ? Un échec peut devenir une opportunité extraordinaire de rebondir, de se réinventer.

Une dernière fois, nous allons revenir sur notre passé pour un bilan de nos réussites et de nos échecs passés et ce qu’ils nous apprennent sur :

  • nos ressources ;
  • nos moteurs ;
  • nos forces ;
  • nos faiblesses.

7 exercices, un pour chaque jour de cette semaine 7 pour encore mieux nous connaître.

Semaine 8 : s’accepter et s’aimer

À présent, nous avons une meilleure connaissance de nous-mêmes, mais une nouvelle question se pose en ce début de semaine 8 : êtes-vous bienveillant avec vous-même ?

Le défi que nous propose l’auteure s’appelle : le marathon de la douceur. Vous allez devoir être gentil avec vous-même pendant 24 heures.
Qu’est-ce que cela signifie ?
Vous ne devrez énoncer :

  • aucune remarque désagréable du type “je suis bête, nul, idiot…” la liste est longue ;
  • aucune insulte même silencieuse vous concernant pendant ces 24 heures.

Prenez des notes tout au long de la journée et faites une synthèse en fin de journée : vos ressentis, vos difficultés…
Ensuite, un nouveau défi : recommencez pendant 24 heures 21 JOURS ! Vous avez bien lu : 21 jours.

Semaine 9 : la mission de vie

Trouver son ikigai, sa mission de vie
Photo Unsplash

Ne me regardez pas avec ces yeux ronds ! Oui, c’est un vaste programme mais, cette semaine encore, Caroline De Surany nous tient la main pour nous permettre de définir notre mission de vie.
Comment faire ? Voici une série de questions à étudier :

  • que faites-vous le mieux, pour qui et pour quelle raison ?
  • que faites-vous, de manière naturelle, tout le temps et qui apporte quelque chose aux autres ?

Cette étape primordiale nous permet aussi de nous présenter aisément, de répondre avec naturel à la question : “Que faites-vous dans la vie ?” car notre mission est bien claire, en harmonie avec nos valeurs.

Voici un exemple cité par l’auteure :

J’écris des livres sur des sujets autour du bien-être pour le grand public, car j’adore apprendre de nouvelles choses et les rendre faciles d’accès.

plutôt que le simple et synthétique : “Je suis auteur de livres pratiques”.
Vous trouverez d’autres exemples et d’autres exercices dans l’ouvrage de Caroline De Surany. C’est une semaine particulièrement enrichissante.

Semaine 10 : se mettre en lien

Nous arrivons à la dixième semaine et nous pouvons mesurer le chemin déjà parcouru pour atteindre notre ikigai. À ce stade, Caroline De Surany considère que nous sommes suffisamment solides pour nous ouvrir à l’opinion des autres :

  • entourage proche ;
  • personnes récemment rencontrées ;
  • inconnus ;
  • personnages admirés.

L’objectif de cette semaine est de voir comment les personnes qui gravitent autour de nous peuvent nous aider et peut-être créer notre moaï.

Un moaï ? C’est un terme japonais qui désigne un clan : sur l’île d’Okinawa, l’île du plus grand nombre de centenaires en pleine santé, chaque personne, à sa naissance, est dotée d’un cercle de 5 personnes responsables les unes des autres. Ce groupe coopératif stable vous accompagne, vous encourage, vous réconforte, vous rassure, vous entoure tout au long de la vie. Intéressant, non ?

L’idée d’un clan solidaire vous séduit ?

Caroline De Surany nous indique des pistes pour créer notre moaï.

Semaine 11 : action !

Trouver son ikigai, action
Photo Flickr

La quête, l’introspection ont maintenant suffisamment duré. Il est temps de se lancer, de tester, de faire des expériences, en un mot d’AGIR.
Cette semaine 11 est plus que jamais le moment de relever les nouveaux défis que propose l’auteure dans son programme ikigai : 7 nouveaux exercices pour nous booster !

Semaine 12 : Écrire son ikigai

Notre programme ikigai touche à sa fin. Il nous reste une dernière chose à accomplir : formuler et affirmer notre ikigai. Là encore, ne nous mettons pas la pression, nous encourage Caroline De Surany, notre coach : “concrétisons simplement toutes les actions, les avancées des semaines précédentes”.

Caroline De Surany nous livre l’ikigai qui marche encore pour elle :

Mon ikigai est de guider le monde vers plus de beauté, de joie et de douceur grâce à ma créativité.

Je n’imaginais pas à quel point cette phrase toute simple allait changer ma vie.

Mesurez-vous l’importance de respecter votre ikigai, d’apporter la meilleure contribution possible en fonction de vos talents et vos envies ?

Autres ressources pour chercher sa raison d’être

Il me semble que savoir pourquoi nous nous levons chaque matin est fondamental à identifier pour être heureux.

Je vous propose 3 autres ressources pour trouver sa raison d’être.

Ikigai d’Héctor García & Francesc Miralles

Ces deux auteurs espagnols sont partis à la rencontre des”supercentenaires” de l’île d’Okinawa pour recueillir leurs témoignages et partager avec nous “Le secret des japonais pour une vie longue et heureuse“.

Trouver son ikigai de Christie Vanbremeersch

Cet ouvrage applique la recherche de l’ikigai plus spécifiquement au milieu professionnel.

Trouver l’épanouissement personnel et professionnel

Le graphique que je vous propose maintenant synthétise parfaitement la quête de l’ikigai. Je l’ai complété pour faciliter la démarche de recherche, de réflexions.

J’ai travaillé sur ce modèle qui permet de bien visualiser tous les aspects qui nourrissent l‘ikigai.

Merci d’avoir lu cette Chronique 30. Avez-vous trouvé votre ikigai ?

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